Domingo, 27 de Novembro de 2011
Hartmann versus Kant: réalisme critique versus idéalisme transcendantal

Nicolai Hartmann a dessiné trois sphères concentriques qui constituent la colonne vertébrale de son ontologie ou théorie de l´être: celle du sujet, celle de la cour des objets empiriquement connaissables et celle du transobjectif, c´est à dire, de la partie inconnue ou inconnaissable des objets et du monde extérieur. Certainement, il y a deux sphères en parallèlle, la sphère de la logique et la sphère des objets idéales lesquelles ne sont vraiment des sphères de la realité. En comparant son ontologie critique avec l´ontologie idéaliste de Kant, il écriva:

 

«Si on veut, par amour de l´analogie, comparer cette classification des sphères de l´être avec le systéme de Kant, on aboutira aux conclusions suivantes. la cour des objets a le même contenu que l´expérience actuelle; le transobjectif, celui qui va jusqu´aux limites du connaissable, correspond au domaine de l´expérience possible, dont les structures son des phénomènes (Erscheinungen) et possèdent une "réalité empirique". La partie du transobjectif qui est au delà des limites du connaissable, correspondrait à la "chose en soi" de Kant, dont Kant a toujours déclaré qu´on pouvait la penser, bien qu´on ne puisse pas la connaître. Les sujets empiriques, présents les uns aux autres, sont également soumis aux lois du phénomène (Espace, temps et catégories). Mais l´ontologie cesse de considérer les lois qui président aux phénomènes comme des fonctions d´un "sujet en général" (formes de l´intuition et concept de l´entendement); elle ne fait pas non plus de la réalité empirique une "idéalité transcendantale". A la place de cette dernière, on met tout simplement la réalité ontologique. De la sorte, phénomène et chose en soi deviennent homogènes; ils ont le même type d´être, qu íls partagent d´ailleurs avec le sujet empirique. C' est seulement le subjectivisme des principes qui chez Kant, a dressé une cloison entre l óbjet et l´en-soi. Dans le concept "d´ objet transcendantal", tout ce qu´il y a de contradictoire dans ce cloisonnement apparaît nettement.» «L´objet transcendantal n´est que l´élargissement de l´objet empirique; il n´en est séparé que par l´idée de totalité, laquelle demeure éternellement une idée; il est donc, en quelque sorte, le prolongement de l´objet empirique dans le domaine de l ínconnaissable.»(Nicolai Hartmann, Les principes d´une méthaphisique de la connaissance, Tome I, page 278, Aubier, Editions Montaigne, Paris, 1945; la lettre noire de gras es mise par nous).

 

En supprimant l´idealité transcendantale qui recouvrait la théorie de Kant et constituait sa base, Hartmann transforme son ontologie en une doctrine du réalisme critique: réalisme parce que l ´objet en soi, matériel, existe en dehors de la conscience, les corps se composent de matiére, c´est à dire, d´une substance tangible qui possède masse et ocupe espace; réalisme critique, parce qu´une partie infinie de l´objet reste inconnaissable ou inconnue pour le moment et il est possible d´élargir la partie connaissable vers la totatilité inatteignable de l´objet.  Sa position réaliste est bien nette: «phénomène et chose en soi deviennent homogènes; ils ont le même type d´être, qu´ils partagent d´ailleurs avec le sujet empirique». En termes pratiques: l´espace et le temps existent en dehors de ma conscience et de mon existence, cette arbre ci est reél, je le vois empiriquement comme il est dans sa partie connaissable, je ne peux pas le traverser car le bois empêche mon corps de passer.

 

Alors, pourquoi il n´admet pas son réalisme? A mon avis, parce que Hartmann, malgré son intelligence haute et sa puissante labeur en philosophie, n´a pas une vision vraiment dialectique de la position de la matière dans les différents systèmes gnoseologiques.

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Segunda-feira, 21 de Novembro de 2011
Confusion de Hartmann sur l´ontognoséologie de Kant et sur le terme "transcendantal"

Nicolai Hartmann a soutenu une interpretación erronée de la ontognoséologie de Kant, nommée idéalisme transcendantal. Il ecrivit:

 

«Dans l Ídéalisme transcendantal, les différentes couches du réel sont hétérogènes les unes par rapport aux autres; la couche supérieure, la couche transcendentale, supprime en quelque sorte la realité de la couche inférieure, la couche "empirique"; et si on admet qu' au dessus de la couche transcendentale, il y a encore une autre qui lui est supérieure. la couche de la chose en soi (elle apparaît dans la Morale de Kant); cette derniére couche à son tour, va pour ainsi dire, supprimer l´idealité trancendantale. Les modalités de l´objet, dans chacun des degrés, manifestent ainsi une sorte d´antagonisme; cela empêche de conférer une signification claire à ces différentes couches en montrant en quoi consiste leur objet. Dans l´ontologie, cet antagonisme disparaît. Les différentes couches du réel y sont homogènes. La position de la connaissance spontantanée et de la connaissance scientifique est aussi ontologique que celle de la connaissance philosophique.»

 

(Nicolai Hartmann, Les principes d´une méthaphisique de la connaissance, Tome I, pag 272, Aubier, Editions Montaigne, Paris, 1945; la lettre noire de gras es mise par nous).

 

Les noumènes ou choses en eux son transcendantales, selon Kant. Il n´y a point de división entre transcendantal y chose en soi.

 

«Voilá pourquoi transcendental et transcendent ne sont pas identiques. Les principes de l´entendement pur, que préalablement nous avons présentés, devront avoir seulement un use empirique, et pas transcendantal, c´est-à-dire, ne pas traverser la frontière de l éxperience.»(Kant, Critique de la Raison Pure, Seconde División, Dialectique Transcendantal, pag 297 de la édition portuguaise de Fundação Calouste Gulbenkian;la lettre de gras est mise par nous).

 

Transcendental est tout ce qui est au deçá ou au delá de l éxperience: l ´espace et le temps pur son transcendantales car ils sont au deçá de l expérience, en tant que formes a priori de la sensibilité;  le noumène Dieu est transcendantal car il surpasse l´expérience et constitue une idée problématique. Alors les noumènes son transcendentales: quelques uns sont transcendents et transcendantales, comme Dieu, le monde comme totalité indeterminée, et les autres son immanents y transcendantales comme l ´âme et la liberté du sujet. Il est un erreur grave dire, comme Hartmann, que dans la ontognoséologie de Kant la couche de la chose en soi (noumène) est au dessus de la couche transcendantale. Non, la chose en soi est transcendantale. 

 

 Il nous étonne que ces erreurs d´un philosophe consacré échappent aux critique de ses pairs et des professeurs universitaires en géneral. Ça prouve que, en philosophie, l´université  vaut beaucoup moins que l'aura de prestige dont elle jouit parmi la population en général.  

 

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